La planète Japon


Fukuoka, Hiroshima 17/11.
Pour entamer notre trip de seulement 10 jours au Japon, nous avions choisi d’arriver par la pointe sud-ouest de la péninsule en atterrissant à Fukuoka (Hakata) et de rallier Tokyo en plusieurs étapes grâce au train. En débarquant vers 21h, nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’auberge de jeunesse située dans le centre de la ville.

Shanghai, la cosmopolite


13-16/11.
C’est en reprenant le CRH (train grande vitesse) que nous avons rallié Shanghai. Après s’être familiarisés avec le métro de la ville, nous avons fait connaissance avec ce qui allait être notre nouveau quartier durant les 4 jours suivants.

Les martyrs de Nanjing


Nanjing, 10-12/11.
Notre croisière sur le Yangzi s’est achevée à Yichang et du débarcadère un chauffeur nous a directement conduit à la gare. De là, on prenait pour la première fois le “TGV“ chinois qui s’appelle ici CRH et qui devait nous emmener à Nanjing (Nankin) en 6 heures (au lieu des 16 en train couchette !!). Epatés par la gare ultra-moderne et le train aux allures de navette spatiale, on en avait oublié la rusticité du peuple chinois…

Y'en a marre du (manque de) savoir-vire des Chinois


Le jour de notre arrivée en Chine, dès notre descente du train à Beijing et le parcours en métro qui s’en est suivi, on a pu faire connaissance avec le manque de savoir-vivre des Chinois. Première chose qui pique : le Chinois crache partout et tout le temps !! Mais surtout avant de balancer son glaviot, le Chinois racle EN PROFONDEUR sa gorge et va chercher tout ce qu’il peut pour l’expulser de son corps en maculant le trottoir !!! Et ça, aussi bien les vieux que les jeunes et aussi bien les hommes que les femmes… et oui !! Au bout de quelques jours, tu penses être habitué à cette coutume ancestrale et bien non, tu es toujours pris d’effroi quand un autochtone expectore soudainement à côté de toi ! Et si ça ne sort pas par la bouche, le Chinois peut également le faire sortir par le nez…

Autre incivilité notoire : le Chinois éructe !! Qu’il soit dans le train ou dans un bus, dans le lobby d’un hôtel, au musée ou au restaurant, il rote bruyamment comme un bébé qui fait savoir à ses parents que son repas est bien descendu ! Alors peut-être que c’est une marque de reconnaissance pour la personne qui fait la cuisine dans les pays du Maghreb (et encore, avec une main devant la bouche) autant ici, ça commence à te courir sur le nem…

Plusieurs fois avec Adèle, on s’est effrayé car le Chinois parle fort, très fort et tout particulièrement au téléphone (portable). En pleine rue ou dans le métro quand il répond à un appel, il beugle un monstrueux « ouais » et continue la conversation à un niveau sonore tellement élevé qu’il est absolument impossible d’entendre la musique que tu écoutes sur ton iPhone, même avec des écouteurs intra-auriculaires ! Je me souviens de la première fois dans le métro de Beijing, le gars parlait tellement fort que j’ai cru que c’était le speaker qui annonçait la prochaine correspondance dans les haut-parleurs. En fait, le bonhomme était à l’autre bout du wagon et faisait profiter tous les passagers de sa conversation. Ca m’a rappelé un sketch de Frank Dubosq (NDLR : le ringard).
Même sans téléphoner, dans le train couchette à 1h du matin, le Chinois se moque que tu essayes de dormir, il continue à haute voix sa conversation avec sa femme à laquelle il parle pendant des heures comme s’il ne l’avait pas vu depuis 6 mois…

Autre manie insupportable : le Chinois adore te rentrer dedans ou te bousculer. Dans le métro quand la rame arrive à la station et que les portes s’ouvrent, il n’attend pas que les passagers sortent pour ensuite rentrer à son tour. Il force le passage en bousculant femme, enfant et petite vieille pour se précipiter sur les sièges libres ! A la fin, mon jeu préféré (surtout avec mon sac de 20 kg sur le dos) était de sortir du wagon en effectuant une délicate rotation des épaules dès qu’un malotru s’engageait afin qu’il se prenne mon sac en pleine pomme et se retrouve stoppé net dans son élan… Oups désolé, j’ai pas fait exprès !!
Cela dit le Chinois est stressé dans le métro ! La rame vient à peine de quitter la station précédant son arrêt qu’il se précipite déjà vers les portes…

Devant un monument, le Chinois se contrefout que tu essayes de prendre une belle photo sans une centaine de touristes. Soit il passe devant l’objectif juste au moment où tu déclenches la photo ou mieux encore, il se place carrément devant toi ne se demandant pas une seule seconde pourquoi il y avait autant d’espace entre toi et le monument que tu étais entrain d’immortaliser !! Vu le monde qu’il y avait sur la plupart des sites et quand enfin tu avais un créneau de 3 secondes pour faire une prise à peu près correcte et qu’un indélicat se plaçait juste devant pour faire une photo avec sa tablette de m…. de sa pimbêche endimanchée, tu as juste des envies de meurtre, voire vu le nombre, de génocide !!!
Au musée, idem, quand tu prends un peu de recul pour admirer une œuvre, tu peux être certain que plusieurs lourdingues vont se poser juste devant toi pour admirer la chose au plus près. Et si tu as le malheur d’avoir choisi la meilleure place, le Chinois ne sent pas gêné de te rentrer dedans pour t’écarter et voler ta position. Et ce même s’il mesure péniblement 1m60 devant tes 1m90, le Chinois ne craint personne, y compris les grands…

Au restaurant quand le Chinois mange du poulet, il décortique bruyamment chaque soupçon de chair qu’il pourrait y avoir sur une aile avant de recracher les os, au mieux sur la table, au pire sur le sol, pensant certainement que le clébard du patron viendra rappliquer pour ronger le peu qu’il reste ! A la première bouchée c’est presque amusant, à la fin du repas quand les restes commencent à s’amonceler, ça devient un chouia plus dégueu… Sans parler du rototo qui conclue le repas.

Bref tout cela parce qu’on s’imaginait qu’en montant dans notre joli train, tout blanc et tout propre, que les voyageurs auraient davantage de savoir-vivre… et bien NON, NON et RE-NON ! Lors du départ, on n’a pas tout de suite compris pourquoi l’hôtesse des transports ferroviaires chinois nous distribuait des petits sacs en papier comme on en trouve dans les avions en cas de remontées impromptues.
Le papi qui partageait notre banquette de 3 personnes avait visiblement une pension de chats coincée dans la gorge et avait emporté du poulet pour son dîner à bord. Il recracha chaque osselet tellement nettoyé que le reste semblait issu d’une fouille archéologique de l’ère paléolithique !! C’est à ce moment, enfin, que nous avons compris à quoi servait le petit sachet en papier distribué par l’hôtesse. Sans lui, on imaginait tout à fait notre septuagénaire balancer ses restes sur la moquette du wagon…

Autre curiosité, le chinois dort partout !! Alors dans le métro ou dans le bus, ce n’est pas vraiment surprenant, on le voit aussi chez nous mais c’est déjà plus étonnant quand au resto après son repas, le Chinois pose sa tête sur la table et pionce… Un petit coup de pompe dans la journée ? Le Chinois se prend un café au McDo ou chez Starbuck et pique un roupillon, tranquille ! Même dans les salons de coiffure, pour attendre le client suivant, les coiffeuses sont dans les fauteuils devant les miroirs et font la sieste, la tête posée sur la tablette !

Croisière sur le Yangzi et le barrage des Trois gorges


6-9/11.
Notre séjour à Xi’an correspondait à la moitié de notre périple en Chine et on en a profité pour nous poser et revoir la suite du parcours. En relisant le Lonely et notamment les incontournables du pays, on a craqué pour une croisière sur le Yangzi, 3ème plus long fleuve au monde derrière le Nil et l’Amazone.

La fameuse armée enterrée


5/11.
C’est à Xi’an qu’on décida de modifier la suite de notre parcours. Initialement on devait passer par Wuhan afin de voir la ville fortifiée de Jingzhou pour ensuite enchaîner par Lushan pour admirer les falaises drapées de brume et enfin nous poser quelques jours à Nanjing (Nankin). Profitant des 3 jours restés à Xi’an pour relire les itinéraires conseillés par le Lonely, on a préféré opter pour une croisière sur le Yangzi avec le passage des Trois Gorges, à priori tout aussi incontournable que la Grande Muraille et la Cité Interdite.

On retrouve un peu de confort à Xi’an


3-4/11.
Un mois après avoir quitté la France et débuté notre périple, on s’est accordé un peu de confort et Adèle a réservé 3 nuits dans l’hôtel Mercure de Xi’an. Le budget est certes plus élevé qu’une auberge de jeunesse mais à moins de 50 € la nuit, cela reste encore correcte, surtout si on compare avec les tarifs français ! On a pu avoir notre chambre dès notre arrivée vers 10h du matin et après notre nuit dans le train, on en a profité pour nous décrasser dans une VRAIE douche, fermée, où tu n’inondes pas toute la salle de bain et l’entrée de la chambre !! Ensuite pour nous détendre et comme on avait accès à toutes les installations du Sofitel juste en face, on a rejoint le spa et la piscine, histoire de mariner dans le bain bouillonnant…

Le temps s’est arrêté à Pingyao


2/11.
Durant notre trip en transsibérien, si certains trains semblaient vétustes ou crasseux, on disposait à chaque fois d’un compartiment pour nous seuls ! En Chine, les couchettes dures constituent la classe la plus basse et regroupe dans un même compartiment, non pas 4 lits comme en Russie, mais 6 !! Ainsi les compartiments ne disposent pas de séparation avec une porte et sont totalement ouverts sur le couloir. Chaque wagon est un gros dortoir de 36 lits !!

Avec les photos, c'est mieux...

On vient d'arriver au Japon et enfin je peux accéder au blog (avec un débit correct) !! J'ai donc complété les premiers articles sur la Chine avec les photos qui vont bien…

La suite de notre parcours dans l'empire du milieu sera publiée très prochainement avec : Pingyao, Xian, notre croisière sur le Yangzi, Nankin et Shanghai. A suivre…




Les faux remparts de Datong


30-31/10‏.
Nous avions rendez-vous avec Mr Gao pour 9h à son agence donc réveil à 7h30 car j’ignorai encore s’il fallait emprunter le même chemin chaotique pour rejoindre l’arrêt du bus qui nous ramènerait à la gare. L’auberge de jeunesse ne proposant pas de breakfast, Adèle s’est mise en quête de trouver du café dans notre rue car ça fait quelques matins maintenant que nous rêvons d’un bon expresso ! On oublie, les commerces n’ouvrent qu’à 9h…

Trouver son hôtel la nuit à Datong


29/10.
Notre arrivée à Datong par le train ressemblait furieusement à celle de Beijing. Une banlieue gigantesque avec des tours d’habitation de 30 étages qui pullulent à l’horizon. Ca y est, on est déjà blasé ! Bien sûr par rapport à la capitale, Datong est une petite ville………… de 1,1 millions d’habitants, donc plutôt une bourgade pour les services démographiques chinois, on est la limite du “lieu-dit“ !

Encore plus vaste que la Cité Interdite, le Palais d’été


28/10.
La guide de la veille nous avait pourtant prévenus, le Palais d’été (situé à 15 km du centre) s’étend sur une surface 4 fois plus grande que la Cité Interdite !! Mais comme nous avions eu un bon entraînement, nous étions affutés pour explorer ce qui constituait un gigantesque terrain de jeu pour la cour impériale ! D’ailleurs tout de suite après la porte nord par laquelle nous sommes rentrés, le ton est donné : le Pavillon des Fragrances bouddhiques est tout en haut d’une colline avec plusieurs escaliers à parcourir. Mais d’abord on s’est arrêté sur un pont, le temps d’admirer la rue Suzhou, composée de petits commerces bordant un canal pouvant faire penser à une “Venise pékinoise“. En réalité, cette rue était le caprice d’un empereur qui adorait la ville de Jiangsu et qui en souhaitait une (mini) reconstitution pour le Palais d’été !

La grandeur impériale de Beijing


27/10.
Cette journée fut tout aussi gratinée en terme de marche, même si on a désormais un peu d’entraînement depuis St Petersbourg. Au programme : Temple du Ciel, Place Tiananmen et Cité Interdite.

Majestueuse Muraille


25-26/10.
Pour nous familiariser avec le métro pékinois, on l'a emprunté immédiatement après la sortie de la gare. L'exercice était d'autant plus facile qu'il n'y avait que 2 stations jusqu'à notre auberge de jeunesse située dans un Hutong au sud de la place Tiananmen. Les Hutong sont d'anciennes ruelles, très étroites et éclairées par d'innombrables enseignes lumineuses et de néons où se succèdent les uns à côté des autres de minuscules magasins, épiceries ou restaurants.

Enfin un train comme on l'imaginait


24/10.
Depuis le début du trip Transsibérien, il est vrai qu'on a été déçu par les différents trains empruntés : trop moderne, trop vieux, trop sale... Mais le dernier fut le bon !! A 6h11 du matin, en gare d'Oulan-Bator, nous avons découvert un train chinois et notre wagon première classe, nickel chrome et à l'intérieur, ô surprise, un mobilier tout en merisier et tapis épais.

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