Caraïbes vs Pacifique, match 1


Bocas del Toro, 19-27/3.
Que ce soit au Costa Rica ou au Nicaragua, on n’avait pas poussé jusqu’à la côte caribéenne. Mais après la déception des premières plages vues au Panama, il fallait faire un match entre les 2 océans ! Lequel a les plus belles eaux ? Lequel est le meilleur pour faire du surf ? Let’s rave!


Tout d’abord direction les Caraïbes et l’archipel de Bocas del Toro. On y accède très facilement depuis Boquete en prenant une shuttle (25/30$) jusqu’au port d’Almirante pour ensuite embarquer à bord d’une lancha jusqu’à Bocas Town. C’est la plus importante des villes, située sur Isla Colon, elle regroupe la plupart des hébergements bon marché ainsi que les agences qui organisent toutes sortes d’excursions : rando en quad, snorkeling ou diving, nage avec les dauphins…).





Adèle nous a choisi un hostel, le Pukalini, un peu à l’écart de l’agitation du centre, à 5 km au nord. On renoue avec les dortoirs et je me retrouve à dormir avec 5 autres filles. Un fantasme ? Pas vraiment, une des 2 allemandes ronfle plus fort que moi après une fiesta de Nouvel An et les 2 Suédoises sont bordéliques au possible, squattant le peu de place dans cette piaule d’à peine 15 m2. Sans parler des tonnes de produits de beauté dans la salle de bain commune…

Mais on dispose d’une piscine et d’une plage privée. L’hostel étant loin d’afficher complet, on se retrouve presque seul au monde à profiter des installations et des kayaks mis à notre disposition. Le soir, on saute dans un taxi pour rejoindre le centre et goûter la gastronomie “locale“. Enfin pas vraiment locale, puisque la plupart des restos appartiennent à des étrangers ! Une fois de plus on se régale avec du poisson frais et les prix sont encore assez corrects pour une île aussi touristique.


Après 2 nuits à Bocas Town, on prend un water taxi pour se rendre sur l’île d’en face, à Bastimentos. L’ambiance est beaucoup plus “roots“ et on se sent vraiment dans les Caraïbes. Il n’y a pas de routes, juste un chemin bétonné pour les piétons qui va d’un bout à l’autre du village. Les enfants jouent au foot avec des bouteilles en plastique vide, au milieu des chiens et des poules. Les cases en bois sont assez sommaires mais toujours très colorées. Les hommes se baladent avec leur machette sur l’épaule et on croise pas mal de rastamen.


C’est justement chez l’un d’eux qu’on passe les 3 prochaines nuits. Ernesto, marié à Nina une allemande, habitent avec leurs 3 enfants à l’écart, sur les hauteurs en pleine jungle. On occupe le premier étage qu’on partage avec Alber et Andrea, un couple adorable originaire de Madrid. Ici pas de vitre aux fenêtres, juste une moustiquaire au dessus des lits pour protéger des moustiques et de toutes les autres bestioles. Dont 3 petites chauve-souris qu’on retrouve agrippées au mur de planches de notre chambre.
La cuisine se résume à 2 plaques de camping mais il y a un grand frigo pour la bière (fraîche) et nos courses faites chez le Chinois du village. Il y a une poubelle pour les canettes alu et une autre pour le plastique, quant aux déchets organiques, il faut simplement les balancer par la fenêtre, les chiens et les poules se chargent du “recyclage“ !!!
La table est trop petite pour 4 et on préfère pique-niquer sur la terrasse avec les Espagnols, utilisant ce qui reste des chaises en plastique, un hamac et un fauteuil en bois fabriqué par le propriétaire des lieux. De temps à autre, le perroquet des enfants nous rejoint avant de grimper sur un palmier et trouver quelque chose à se mettre dans le bec.


La douche est évidemment froide et il ne faut pas oublier d’actionner la pompe qui amène la flotte de l’énorme réservoir de 2500 litres rempli par les eaux de pluie récupérées du toit. Mais avec une telle chaleur et surtout une humidité de 80%, une douche fraîche est appréciable. Et l’eau n’est pas si froide, vu qu’elle a tout le temps de se tiédir dans le réservoir situé en plein soleil !

Bref, le tout est ultra basique mais c’est propre et cette ambiance super roots possède un charme fou. On s’amuse à regarder les enfants et surtout à les écouter parler, alternant l’Allemand avec leur mère, le rastafari avec leur père, l’Espagnol avec leurs camarades de jeu et l’Anglais avec nous !! GENIAL…
Il n’y a ni télé, ni wifi et durant 3 jours, on vit très simplement de ballades dans les environs ou de longues discussions avec nos voisins de chambrée, échangeant nos parcours et découvertes autour du globe.

Le terrain jouxte un sentier qui mène de l’autre côté de l’île, à Wizard Beach. Le chemin est escarpé et boueux mais il suffit de lever la tête pour apercevoir des toucans, des colibris et toutes sortes oiseaux. En moins de 25 minutes à pied, on se retrouve sur une large plage de sable blanc avec une eau translucide et turquoise qui nous invite à la baignade malgré les vagues.
Il n’y a pas foule et on peut jouer les Robinson Crusoé. En longeant la plage vers l’Est puis en traversant la jungle, on peut rejoindre Red Frogs Beach mais il vaut mieux connaître le chemin. Les Madrilènes se sont perdus dans l’épaisse végétation et ont dû revenir à Bastimentos en bateau !!




Dernière île au programme : Isla Solarte. Encore plus sauvage que la précédente, n’espérez pas trouver un resto ou un supermarché ! Seuls des hôtels et des maisons seulement accessibles en bateau sont éparpillés dans la jungle luxuriante. Ici pas de grosses constructions en béton, les hébergements sont réalisés en bois et s’intègrent parfaitement à la nature. La jungle est peuplée d’animaux, surtout des oiseaux mais aussi la fameuse red frog ou "grenouille des fraises". Au début, on cherche impatiemment cette minuscule grenouille à la peau orangée tirant vers le rouge mais au bout de quelques minutes sur les sentiers, il y en a tellement qu’il faut veiller à ne pas marcher dessus ! Elles sont aussi petites que fascinantes et je m'amuse à les shooter sous tous les angles !




Adèle a choisi un hostel assez “chicos“, le Bambuda Lodge, qui dispose d’une piscine et propose une restauration à prix corrects. Snacking en journée et le soir, tout le monde se retrouve à 19h autour d’une énorme table, avec trois plats au choix.

Les journées sont plutôt cool, alternant rando en kayak pour faire du snorkeling, ballade dans la jungle et lecture au bord de la piscine en attendant le coucher de soleil. Le soir, hypnotisé par le spectacle du ponton éclairé du clair de lune, j’en profite pour faire quelques tests photographiques et améliorer mes prises de nuits.




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