De la côte Est jusqu’au paradis des sports à sensations


Oamaru, Dunedin, Otago, Queenstown, 7-10/4.
En arrivant à Oamaru, on a vraiment l’impression que la ville est restée bloquée au début du 19ème siècle. Tous les bâtiments du centre sont de l’époque victorienne et la commune met clairement en avant son “heritage“.



Les commerces surfent allégrement sur cette vague rétrochic et proposent un large choix d’objets vintage, de la déco aux fringues, en passant par le whisky et on trouve également moult artistes et petits artisans. Il y a même une boutique Photo Shoppe qui propose des portraits en habits d’époque avec un rendu old style. C’est aussi la capitale néo-zélandaise du pingouin et notamment du blue penguin, le plus petit au monde !









Une heure et demie plus tard, on arrive à Dunedin où le temps est tout à fait adéquat à la visite de musées. Cela tombe bien, il y a le très intéressant Otago Museum qui regroupe des expositions sur la géologie, la marine, les animaux et une très belle galerie dédiée à la culture Maori dont un waka taua (un canoë de guerre) qui occupe le couloir central. Sans s’en apercevoir, on y passe une bonne partie de l’après-midi !


Avant de trouver un campsite où passer la nuit, on fait un dernier tour de la ville et de ses bâtiments : St Paul’s Cathedral et quelques autres églises gothiques. Pour finir, on s’arrête devant la magnifique Railway Station d’où part un train historique des années 20 (Taieri Gorge Railway) pour un tour de 4h, passant dans des tunnels étroits, au-dessus de viaducs enjambant des gorges et des canyons de 50 m de profondeur ; mais la météo maussade nous découragera de nous y intéresser davantage !




Dunedin est également le point d’entrée de la Péninsule d’Otago où l’on trouve une large diversité d’animaux marins : phoques, lions de mer, albatros, pingouins et divers oiseaux. La route qui longe la côte est carrément fantastique car son tracé serpente entre les montagnes et la mer, avec le bord de la chaussée à seulement 1 m de l’eau !


 




Outre la réserve près du Royal Albatross Centre, on s’arrêta au Larnach Castle, petite folie construite en 1871 par le marchand et politicien William Larnach qui voulut reproduire un château anglais sur le plus haut sommet de la péninsule pour impressionner sa femme issue de la noblesse française ! Ruiné, il s’y suicidera en 1898… Malgré les nuages, la terrasse de la tour offre une vue imprenable sur la baie. Le château, longtemps à l’abandon, a été prodigieusement rénové par les nouveaux propriétaires et décoré avec  des objets authentiques rachetés aux enchères ou prêtés.



On reprend notre route et on commence à traverser des collines aussi verdoyantes que des fairways ! Les paysages ressemblent de plus en plus à des scènes du Seigneur des Anneaux. On fait un stop pour visiter une mine d’or où, en prime du cours d’histoire et de la petite marche dans la montagne, on a le droit à une leçon pour trouver le précieux métal dans les graviers issus de la rivière vert turquoise juste en-dessous. Adèle se révèle adroite dans la manipulation délicate de la gamelle de métal où il faut agiter les cailloux avec de l’eau et des billes de plomb. Aidée de notre vieux guide, retraité de la mine, elle trouve une paillette au fond de son récipient.








Avant de rejoindre le Parc National de Fiorland qui fera l’objet du prochain article, on s’arrête à Queenstown au bord du lac Wakatipu. Changement total d’atmosphère, bienvenu dans le paradis des sports à sensation ! Ici, impossible de s’ennuyer et le choix est vaste : saut à l’élastique, parapente, chute libre, escalade, VTT, rafting, ski nautique, jetboat… mais pour les plus “pépères“, il y aussi le pédalo tricycle, la marche, le trek à cheval ou la traversée du lac sur le TSS Earnslaw, un antique bateau à vapeur datant de 1912 ! On fait encore plus soft, en prenant le Skyline Gondola, des télécabines qui nous emmènent jusqu’au sommet de Bob’s Peak (790 m), nous offrant un point de vue magnifique sur toutes les montagnes aux alentours (Walter Peak 1815 m, Cecil Peak 1974 m, Double Cone 2343 m) et qui plongent littéralement dans le lac. On fait la petite marche de 30 min proposée au sommet et le soleil fait enfin de timides apparitions.









Pour la nuit, on s’éloigne de l’agitation de Queenstown en parcourant une dizaine de km avant d’emprunter une piste qui nous emmène au bord du féérique lac Moke dont la surface reflète les montagnes tel un miroir quasi parfait. On y adopte une famille de canards, fascinés par la toilette d’Adèle au moyen du jerricane. Mais ce sont d’autres volatiles, des Nestor keas, qui nous réveilleront au petit matin en faisant du moonwalk sur le toit du campervan tout en poussant leur puissant cri qui leur a valu leur nom !




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