On retrouve un peu de confort à Xi’an


3-4/11.
Un mois après avoir quitté la France et débuté notre périple, on s’est accordé un peu de confort et Adèle a réservé 3 nuits dans l’hôtel Mercure de Xi’an. Le budget est certes plus élevé qu’une auberge de jeunesse mais à moins de 50 € la nuit, cela reste encore correcte, surtout si on compare avec les tarifs français ! On a pu avoir notre chambre dès notre arrivée vers 10h du matin et après notre nuit dans le train, on en a profité pour nous décrasser dans une VRAIE douche, fermée, où tu n’inondes pas toute la salle de bain et l’entrée de la chambre !! Ensuite pour nous détendre et comme on avait accès à toutes les installations du Sofitel juste en face, on a rejoint le spa et la piscine, histoire de mariner dans le bain bouillonnant…


L’après-midi ne fut pas très active et ce n’est que le soir qu’on a rejoint Maxime, le fils d’une amie, qui suit un cursus de 4 ans pour parfaire son Chinois et la connaissance de l’histoire de la Chine. Xi’an est connue pour son Quartier musulman avec son dédale de ruelles autour de la Grande Mosquée où sont installés marchands de bouffe, bric à brac pour touristes et autres contrefaçons. On y trouve de tout, des jeux de cartes à l’effigie de Poutine aux faux sacs North Face plus vrais que vrai, en passant par les casques Beats magnifiquement contrefaits jusqu’à l’emballage en carton mat !
Avec Max, on goûte quelques spécialités du “food market“ musulman, d’abord dans un resto où il valait mieux ne pas regarder l’état des cuisines, ni celui des tables ou du carrelage ! La plâtrée à base de riz, de bœuf et bien sûr de piments était bien corsée et une bonne bière aurait été la bienvenue pour faire passer le feu ; sauf que dans un resto musulman, c’était pas gagné !! On a ensuite continué notre visite pour trouver dans la rue une sorte de pita fourrée à la viande hachée avec une sauce qui relevait le tout, excellent mais encore épicé… Du coup, on s’est mis en quête de trouver de la bière pour faire passer le spicy des plats dégustés ! On est dimanche soir et il y a un monde fou dans les rues.

Après avoir vu la Tour de la Cloche et la Tour du Tambour, notre “guide“ nous emmena dans la seule rue où l’on peut trouver des bars à Xi’an, dont tous les établissements appartiennent au même fils d’un dignitaire du parti !! Ambiance occidentale assurée avec les tarifs qui vont de paire et les Hummer garés dans la rue... On rentre dans un bar, une jeune chinoise s’égosille au micro et j’ignore pourquoi mais dans les bars chinois (on l’avait déjà remarqué à Datong), la musique est tellement forte qu’il est absolument impossible d’envisager une conversation suivie avec un ami. Heureusement que les Chinois chantent juste… Sur toutes les tables du troquet, il y avait une sonnette rouge type réception d’hôtel avec inscrit “sex“ sur le carillon. Mais ne connaissant pas les prestations de la maison (et étant accompagné) je n’ai pas osé appuyer…
Claqués par la nuit précédente dans le train, nous avons lâché notre guide pour rentrer à pinces jusqu’à l’hôtel.

Le lendemain, nous sommes restés en ville et après avoir revu la Tour de la cloche de jour on s’est rendu à la Petite pagode de l’oie sauvage qui est située au sud des remparts dans un très joli parc dans lequel on pouvait apercevoir………… des oies (c’était facile !!). Cette pagode construite entre 707 et 709 faisait à l’origine 45 m jusqu’à ce qu’un tremblement de terre la raccourcisse de 2 m en 1556. On a grimpé les 15 étages mais les escaliers ne sont pas prévus pour un grand dadet d’1m90 et après un bel échauffement des jambes lors de la montée, exercice de souplesse pour les 3 derniers étages ! D’en haut la vue n’est pas géniale, la brume de Xi’an venant voiler l’horizon.




Cela nous a permis au moins de situer le Musée de Xi’an à côté du parc et qui constituait notre prochaine visite. L’établissement expose des reliques déterrées à Xi’an et aux alentours et on peut y admirer toutes sortes de céramiques, d’objets en jade, de calligraphies et de figurines de la dynastie Han. Au sous-sol, on peut découvrir une gigantesque maquette démontrant la grandeur de la cité qui jadis comportait plusieurs enceintes fortifiées protégeant les différents quartiers de la ville.


On a voulu enchaîner avec le Musée d’histoire du Shaanxi que le Lonely nous annonce comme «l’un des plus beaux musées du pays» mais pas de bol pour nous, il est fermé le lundi ! Ca nous apprendra à regarder les heures et jours d’ouverture dans le guide avant de nous rendre sur place… Dépité on s’est rattrapé une nouvelle fois sur la bouffe, en déjeunant chez First Noodle Under the Sun dont la spécialité est de servir une large nouille longue de 3m80 dans un grand bol d’eau chaude. On dispose de 2 bols plus petits, l’un assaisonné aux fruits de mer, l’autre à la viande et dans lesquels il faut  tremper la nouille (!!!). Le plus délicat et toute la technique étant d’arriver à trancher la nouille avec les baguettes sur le rebord du bol car il est évidemment impossible de gober l’interminable pasta !! Heureusement la serveuse est là pour te filer la soluce et t’observer ensuite d’un regard amusé…

On a continué notre après-midi de visite par la Grande pagode de l’oie sauvage qui au lieu d’être ronde comme la Petite pagode de la même oie, est carrée et légèrement plus ancienne puisqu’achevée en 652. Si celle-ci est encore plus “rafraîchie“ que la petite, nous avons été très surpris par le Temple Da Ci’en et les autres bâtiments qui l’entourent et dont les bouddhas dorés rutilants manquent de charme et d’authenticité. A nouveau, on sent la rénovation à grand frais pour attirer le touriste, d’ailleurs l’enceinte de la pagode est cernée par les échoppes de souvenirs et de chaînes de fast-food occidentales ! Un peu déçus par cette ambiance de parc d’attractions, nous ne sommes même pas montés au sommet de la pagode et nous avons largement préféré le charme de la petite visitée durant la matinée.

Le premier jour de notre arrivée en Chine, à peine sortis de la gare de Beijing, nous nous sommes mis en quête de trouver un DAB pour retirer des yuans. En face de la gare, aux guichets de la China Post, trois jeunes Néerlandais faisaient la file derrière nous. En patientant, Adèle a bloqué sur l’un d’eux dont le visage inquiétant semblait taillé à la serpe !

Onze jours après, en rentrant de notre journée de visite à Xi’an, sur le trottoir à quelques centaines de mètres de notre hôtel, on croise à nouveau les trois Néerlandais qu’Adèle a immédiatement reconnus. Dans une ville de 6,5 millions d’habitants et surtout dans un pays aussi vaste que la Chine, quelle était notre probabilité de revoir les 3 mêmes personnes ??? C’est ça le hasard des rencontres et des voyages…

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