La grandeur impériale de Beijing


27/10.
Cette journée fut tout aussi gratinée en terme de marche, même si on a désormais un peu d’entraînement depuis St Petersbourg. Au programme : Temple du Ciel, Place Tiananmen et Cité Interdite.


Le Temple du Ciel est un énorme parc de 267 ha où les Chinois aiment se retrouver pour se promener, danser, faire du yoga, jouer aux échecs ou au aki (sorte de gros volant de badminton avec lequel on jongle avec les pieds et on se fait des passes sans qu’il touche le sol). Surtout en cette journée de dimanche, les lieux ne manquaient pas d’activité et on est loin des temples avec ses fidèles et leurs bâtons d’encens ! On en oublierait presque les portes et les monuments qu’on traverse, où l’empereur célébrait des rites ancestraux afin de solliciter la clémence divine et une bonne moisson. Les enceintes et les temples sont parfaitement ordonnés et symétriques, le temple principal est rond sur des bases carrées tout comme l’autel du Tertre circulaire composé de 3 terrasses en marbre blanc dans une enceinte carrée.


Les tuiles des toits et des murs sont bleues pour symboliser le ciel et on apprend que les escaliers ont 9 marches, le plus grand chiffre (impair) céleste censé favoriser la volonté divine… toujours ! En suivant le rite de l’empereur, on traverse une longue esplanade qui révèle être un pont car il y a des passages au-dessous pour laisser passer les animaux.

On passe encore 2 portes et on découvre la salle de la Prière pour de bonnes moissons avec son triple toit culminant à 38 m de haut et possédant un diamètre de 30 m. On apprend que les piliers de bois soutiennent la charpente sans clou, ni ciment !! La réalisation a été construite en 1420, détruite par la foudre en 1889 et reconstruite à l’identique l’année suivante. On y fait la file pour jeter un œil à l’intérieur sans pouvoir y rentrer.


Quand on découvre cet ensemble, l’œil est tout de suite attiré par les couleurs vives des édifices : le rouge et le doré des boiseries, le bleu ou le vert des tuiles et on se régale à prendre des centaines de photos !! Mais après coup, ça semble presque trop beau, trop propre………… et trop neuf, ça manque un peu de patine, de tuiles cassées et de poutres craquelées par le temps et les intempéries ! En questionnant la guide, elle nous apprend que la plupart des monuments de Beijing ont subi un très lourd lifting à l’occasion des JO de 2008. Certains ont même été carrément rasés pour être reconstruits, certes à l’identique, mais avec des moyens beaucoup plus modernes…




A la sortie du parc, on prend un métro pour rejoindre la place Tiananmen, plus grande esplanade publique du monde avec 440.000 moù pourraient se réunir près de 500.000 personnes !!! A l’est, on découvre l’immense palais du gouvernement dans un style purement soviétique qui fait face au Musée National construit avec la même architecture. Au sud, se trouve le mausolée de Mao et au nord on retrouve le célèbre bâtiment avec le portait du Grand Timonier, la porte de la Paix Céleste, point d’entrée de la tout aussi fameuse Cité Interdite………… qui ne l’est plus ! La place est soigneusement quadrillée par des effectifs impressionnant de policiers en tenue mais aussi en civil, ressemblant à des étudiants mais équipés d’oreillettes, sans compter les centaines de caméras accrochées aux lampadaires. En ce dimanche, la place est noire de monde et on fait la file pour accéder à l’enceinte de la Cité Interdite. Et dire que le lendemain un 4x4, conduit par 2 activistes d’une province autonome de Chine Occidentale, viendra s’exploser sur la place faisant 5 morts et 38 blessés !

On passe sous le portrait de Mao pour traverser une longue série de portes : la porte Duan, la porte du Midi et enfin la porte de l’Harmonie suprême qui domine une vaste cour pouvant accueillir 100.000 personnes (dixit le Lonely). Au bout de la place se trouve la salle de l’Harmonie suprême qui contient le trône du Dragon où l’empereur siégeait. Et c’est là qu’on a commencé à lâcher l’affaire et qu’on a arrêté de mémoriser le nom des différentes salles !! Car après viennent encore la salle de l’Harmonie du milieu puis la salle de l’Harmonie préservée, la porte de la Pureté céleste, le palais de la Pureté céleste, la salle de l’Union, le palais de la Tranquillité terrestre… etc.



Arrivés au Jardin impérial, nous avions les jambes en compotes et les voutes plantaires en feu. On a traversé rapidement les 7000 m2 d’allées de pavillons bordées de rochers et de cyprès, pensant arriver au bout… mais c’était sans compter la salle de la Paix impériale juste devant la porte Chengguang. La porte Shenwu marque enfin notre sortie de la Cité Interdite. Mais comme c’est immense !!! Et encore on s’est contenté de rester dans l’axe central sans aller sur les côtés est et ouest qui abritaient jadis les appartements privés et même un terrain de tennis du dernier empereur.

Armés d’encore un peu de courage, nous sommes montés sur la colline surplombant la Cité Interdite, nous lançant dans la traversée du parc Jingshan qui protège le Palais impérial des mauvais esprits !! En fait, la colline est tout à fait artificiel créée jadis avec les remblais provenant du creusement des douves du Palais! Nos efforts n’ont pas été vains et arrivés au sommet, on peut découvrir une vue magnifique de la capitale.






Nous terminons cette épuisante journée en prenant le bus jusqu’aux Champs-Elysées pékinois, une large rue piétonne bordée par des grands magasins et des boutiques de haute-couture ayant habituellement leur adresse dans ce type d’endroit.
Mais le but de notre venue était une minuscule rue perpendiculaire, Wangfujing, où se presse une cohue phénoménale pour arpenter le plus célèbre « food-market » de la ville. Au menu : étoile de mer, brochette de scorpions, de cigales ou d’hippocampes. A manger dans la rue évidemment sans en mettre sur la manche ou les pompes de son voisin !!!

On a rejoint l’hôtel à pied pour repasser par Tiananmen et assister à la descente du drapeau. La nuit est tombée très vite et les lumières ont illuminé tous les bâtiments et monuments de la place. C’était féerique, avec leurs guirlandes d’ampoules sur chaque arrête de toit, le musée national et le palais du gouvernement ressemblaient à de gigantesques maisons décorées pendant la période de Noël. On ne s’est pas attardé, car on n’avait qu’une seule envie, rentrer !!

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